Message de la chef de la direction


Prometteuses et pleines de possibilités, les innovations technologiques liées à l’audit sont au premier rang des priorités pour les professionnels, les organismes de réglementation et les investisseurs. 


Il serait intéressant d’examiner ces avancées à la lumière de l’enjeu auquel font face les auditeurs depuis un certain temps : l’écart entre les attentes du public à l’égard du travail  des auditeurs et le travail réellement accompli. En effet, le public s’attend à ce que les auditeurs puissent détecter la fraude, signaler plus efficacement les incertitudes importantes liées à la solvabilité à long terme d’une société et s’impliquer davantage dans l’examen des informations importantes publiées en dehors des états financiers (ce qui inclut les renseignements non conformes aux PCGR). 

Bien que les audits représentent certainement un élément clé dans notre processus éprouvé de signalement  visant à protéger le public investisseur, ils ne peuvent à eux seuls empêcher l’échec d’une compagnie. Cet écart dans les attentes de chacun est très difficile à réduire et  a la faculté de pouvoir éroder la confiance du public dans la profession d’auditeur et dans la fiabilité des audits de sociétés ouvertes. On observe déjà une perte de confiance à l’international. À la suite de récentes faillites d’entreprises, le gouvernement du Royaume-Uni a effectué des évaluations étendues de la profession d’auditeur ainsi que de son organisme de réglementation et a proposé plusieurs réformes. 

La technologie peut-elle aider à réduire l’écart? Le CCRC analyse de près les façons dont les auditeurs pourraient miser sur les innovations telles que l’intelligence artificielle et l’analyse de données pour pouvoir offrir des audits de meilleure qualité. Nous avons effectué des examens dans un ensemble de cabinets d’audit pour mieux comprendre l’importance de l’analyse de données dans le processus d’audit ainsi que relever les améliorations et les problèmes qui lui sont associés. Bien qu’il soit encore trop tôt pour se prononcer, en partie à cause des difficultés liées à l’extraction des données de systèmes PRE sophistiqués, un doute persiste quant à la résolution de ces enjeux et à l’adoption à grande échelle de l’analyse de données ainsi que d’autres outils tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. 

Ces avancées auront comme résultat des audits plus ciblés et efficaces. Les tâches qui exigent moins de jugement critique seront automatisées, rendant ainsi la profession plus attractive à une  main-d’œuvre des plus qualifiées. Les auditeurs seront capables de poser des questions plus pertinentes aux dirigeants et de présenter des observations d’une plus grande pertinence aux administrateurs de compagnies. Des questions telles que : « Pouvez-vous m’expliquer pourquoi vos ventes ont augmenté? » seront remplacées par des questions telles que : « Ces transactions ne correspondent pas aux prévisions tirées de mon analyse de données. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi? ». 

Je suis d’avis que ces nouvelles technologies seront un moteur important pour  améliorer la qualité des audits. Les avancées permettront à la profession de l’audit de mieux répondre aux attentes du public. 
   


 Carol Paradine, CPA, CA
Chef de la direction
CCRC


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